pologne
La cuisine polonaise se nourrit d'un climat rude, d'une agriculture abondante et de siècles d'échanges avec les voisins allemands, lituaniens, juifs et ottomans. Elle a beaucoup évolué depuis vingt ans, avec une génération de chefs qui revisitent le répertoire ancien à partir de produits locaux. Les portions restent généreuses et les prix sensiblement inférieurs à ceux pratiqués en Suisse.
Ces raviolis de pâte fine se déclinent en versions salées et sucrées, bouillies puis parfois revenues au beurre. La garniture dite ruskie associe pomme de terre et fromage frais, tandis que d'autres recettes marient viande hachée, choucroute et champignons des bois. Les versions aux myrtilles ou aux fraises accompagnent volontiers l'été.
Le zurek se prépare à partir de farine de seigle fermentée et se sert avec de la saucisse blanche et un œuf dur, parfois dans un pain creusé. Le barszcz, bouillon de betterave d'une belle limpidité, se boit dans une tasse au repas de Noël. La soupe aux tripes et la soupe aigre aux concombres complètent ce répertoire très présent au quotidien.
Le bigos mijote pendant plusieurs jours de la choucroute, du chou frais, plusieurs viandes et des pruneaux fumés, ce qui en fait le plat d'hiver par excellence. Le kotlet schabowy, escalope de porc panée, occupe la place du repas dominical familial. Les golabki, feuilles de chou farcies de viande et de riz nappées de sauce tomate, figurent sur presque toutes les cartes traditionnelles.
L'oscypek, fromage de lait de brebis fumé et moulé en forme de fuseau décoré, bénéficie d'une appellation d'origine protégée européenne depuis 2007. Sa production suit la transhumance et reste réservée à la saison d'estivage. Les bergeries des Tatras proposent aussi le bryndza, plus frais et légèrement acidulé.
Les paczki, beignets fourrés à la confiture de roses, se consomment massivement le jeudi gras qui précède le Carême. Le sernik au fromage blanc, le makowiec au pavot et le gâteau de miel figurent parmi les classiques des fêtes. La pâtisserie polonaise emploie volontiers la crème aigre et les fruits rouges.
La vodka polonaise se distille à partir de seigle ou de pomme de terre et se boit très fraîche, souvent en accompagnement d'un repas. Les variétés aromatisées, dont celle à l'herbe de bison, comptent parmi les souvenirs les plus emportés. La bière domine désormais la consommation, avec une scène artisanale foisonnante, tandis que l'hydromel connaît un retour remarqué.
Le pays figure au premier rang européen pour la production de pommes et compte parmi les grands producteurs de fruits rouges et de volaille. Les kabanosy, fines saucisses séchées, et les champignons cueillis en forêt appartiennent au quotidien alimentaire.