pologne
Faire ses courses en Pologne coûte environ 60 pour cent de moins qu'en Suisse selon les comparaisons internationales de prix à la consommation. Le commerce y est moderne et dense, avec une particularité qui déroute les visiteurs, l'interdiction de vendre le dimanche.
Les galeries marchandes occupent une place centrale dans la vie urbaine polonaise, à l'image de Westfield Arkadia à Varsovie ou de la Galeria Krakowska à Cracovie. Biedronka, Lidl, Kaufland, Auchan et Carrefour se partagent la distribution alimentaire, tandis que les supérettes Zabka, présentes par milliers, ouvrent tard.
Chaque ville conserve un marché couvert ou un marché de plein air, comme le Stary Kleparz de Cracovie ou la Hala Mirowska de Varsovie, où les producteurs vendent légumes, fromages et charcuteries. Les prix y sont souvent inférieurs à ceux des supermarchés et la saisonnalité y reste marquée.
Une loi entrée en vigueur en mars 2018 et durcie progressivement interdit le commerce de détail le dimanche, à l'exception de sept dimanches par an situés avant Noël, avant Pâques et à la fin de certains mois. Echappent à la règle les stations-service, les pharmacies, les gares, les aéroports, les boulangeries et les magasins dont le propriétaire assure lui-même le service. Restaurants, cafés et lieux culturels fonctionnent normalement.
L'ambre de la Baltique, travaillé à Gdansk depuis des siècles, constitue l'achat emblématique du pays, avec des bijoux vendus de quelques dizaines à plusieurs centaines de zlotys. La faïence de Boleslawiec s'exporte dans toute l'Europe. Les vodkas polonaises, du Zubrowka aromatisé à l'herbe de bison aux marques haut de gamme, complètent la liste.
Un repas dans un restaurant ordinaire revient à 40 ou 60 zlotys, soit de neuf à quatorze francs. Les produits alimentaires courants coûtent environ 60 pour cent de moins qu'en Suisse. Les loyers se situent près de 65 pour cent en dessous des niveaux suisses.
Le taux normal de taxe sur la valeur ajoutée atteint 23 pour cent, avec des taux réduits de 8 et de 5 pour cent sur l'alimentation, les livres et certains services. Les résidents suisses, considérés comme des voyageurs venant d'un pays tiers, bénéficient du remboursement de cette taxe sur les achats emportés hors de l'Union, à partir d'un montant minimal de 200 zlotys par facture.
La carte bancaire sans contact est acceptée dans la quasi-totalité des commerces. Le système national BLIK permet de payer par téléphone à l'aide d'un code à six chiffres et s'impose dans le commerce en ligne. Le retrait d'espèces reste utile dans les petites communes, le zloty demeurant la seule monnaie acceptée.